ESPEREN

14 janvier 2019

Le mistral bienfaiteur pour notre mer de Berre

Martigues : "Le mistral fait du bien à l'Étang de Berre" (Raphaël Grisel, directeur du Gipreb)

Le directeur du Gipreb (Groupement d’intérêt public pour la réhabilitation de l’étang de Berre) fait le point sur le plan d'eau, après un été calamiteux

Par Éric Goubert

Le mistral qui souffle depuis plus de dix jours pousse les eaux du nord vers le sud. Un brassage s'ensuit, qui remet en suspension la matière organique déposée au fond cet été. Elle peut alors s'évacuer vers le chenal de Caronte. Le mistral qui souffle depuis plus de dix jours pousse les eaux du nord vers le sud. Un brassage s'ensuit, qui remet en suspension la matière organique déposée au fond cet été. Elle peut alors s'évacuer vers le chenal de Caronte. Photo S.G.

Après l'été caniculaire sans vent, voici l'hiver gelé bien venté. Deux situations météorologiques opposées qui ont forcément des répercussions sur l'écosystème de l'étang de Berre. L'épisode de mistral actuel, qui souffle en continu depuis plus de dix jours, a des conséquences positives pour la convalescence de l'étang de Berre, sorti moribond d'un été où un cocktail aux effets détonnants a donné la gueule de bois à un plan d'eau encore trop fragile pour pouvoir traverser une telle crise sans résultats néfastes.

Le mistral en continu, avec le froid qui dure, c'est une bonne nouvelle pour l'étang ?
Raphaël Grisel : Oui, parce que cela permet un réel brassage des eaux, une remontée en surface de la matière organique accumulée cet été, et son évacuation via le chenal de Caronte. La longueur de cet épisode venté est également bénéfique, puisque le phénomène est désormais bien enclenché.

Comment se manifeste-t-il ?
Le vent pousse les eaux, au nord de l'étang, en supplément de la houle habituelle. En arrivant au sud, s'enclenche simultanément à l'arrivée d'eau de mer via Caronte ce brassage de la masse d'eau. L'étang de Berre, comme Caronte, est fait d'un mélange de plusieurs couches, entre eau douce et eau salée, avec au fond de l'étang le produit de la mortalité de la faune et de la flore constaté cet été. Avec autant de vent sur une période si longue, cela devrait permettre de régénérer la qualité des eaux. Dans quelle mesure ? Nous ne le savons pas encore.

L'étang a-t-il pu se régénérer depuis l'été dernier ?
Lors de nos dernières plongées, en novembre, nous avons pu constater que la situation était toujours préoccupante, avec encore une anoxie (manque d'oxygène) bien présente au fond de l'étang. Je tiens d'ailleurs à préciser qu'il ne s'agissait pas de la crise de l'été 2018, mais de la crise de l'année 2018. Nous ne pourrons mesurer une éventuelle amélioration que lors de nos prochaines plongées, d'ici le printemps.

Avez-vous désormais une idée précise de ce qui s'est passé ces derniers mois, avec notamment la mort de la majorité du stock de palourdes ?
La crise est venue sanctionner la fragilité de l'étang. Au niveau de la pluie, souvent évoquée, on est sur le trait des trente dernières années, même si 2015 et 2016 avaient été très sèches. Cet été, la température de l'eau est restée plus de dix jours à 30º, au centre de l'étang, ce qui est exceptionnel. EDF a utilisé la quasi totalité de son quota de rejets , soit 1,2 milliards de m3 d'eau douce et et de limons via la centrale de Saint-Chamas, alors que de 2006 à 2016, EDF s'en était tenu à une moyenne de 870 millions. D'où l'effet cocktail que nous évoquons, avec notre comité scientifique (lire par ailleurs).

Réduire le quota de rejets d'EDF, c'est une solution ?
On voit bien qu'avec des rejets autour des deux tiers des 1,2 milliards autorisés, la santé de l'étang était meilleure. C'est une piste qu'il est donc pertinent d'évoquer.

Et le retour de la courantologie dans le tunnel du Rove ?
On attend toujours la publication du rapport sur le sujet. Si de l'eau de mer avait circulé cet été, de l'Estaque vers l'étang, nul doute que cela n'aurait pas tout réglé. Mais on peut néanmoins estimer qu'au sud de l'étang, cela aurait pu avoir des bienfaits.

Quels dossiers allez-vous engager cette année ?
Nous allons d'abord nous baser sur la motion qu'ont adopté les conseils municipaux des dix villes riveraines, qui demandent tous la même chose, et soulignent l'urgence de la restauration de l'étang de Berre. En sus du suivi habituel, nous allons aussi lancer plusieurs études, dont l'une sur les "flux admissibles", en lien avec Ifremer et l'agence de l'eau. Nous allons poursuivre l'éude sur les poissons junéviles, "JuvaBerre", qui sera prolongée de six mois, puisque nous n'avons pas pu la mener à terme en fonction des dégradations du milieu constatées ces derniers mois. Nous allons aussi sans doute renforcer nos sondes de mesure d'oxygène, immergées en trois endroits. D'autres projets concernent la mesure du débit du chenal de Caronte, pour mieux savoir et comprendre ce qui sort et ce qui entre dans l'étang, et nous allons aussi oeuvrer à la rédaction d'un schéma du nautisme.

Et que peut-on attendre du stock de palourdes, décimé l'été dernier ?
Si les conditions s'y prêtent, il va se renouveler, mais il faudra du temps. Nous publierons bientôt une étude sur la pêche, une véritable ressource économique qu'il est nécessaire de mieux comprendre pour mieux connaître l'état de l'étang de Berre.


Une année 2018 paradoxale

L'année avait si bien commencé, avec une ouverture de la pêche professionnelle à la palourde, à laquelle cent pêcheurs professionnels ont pu se livrer durant quelques semaines. Celle-ci a dû malheureusement être interdite après un été meurtrier. L'année s'est beaucoup plus mal terminée, avec des épisodes d'anoxie prolongés, qui ont mis à mal la santé de l'étang. Dans une note détaillée, le conseil scientifique du Gipreb(Groupement d’intérêt public pour la réhabilitation de l’étang de Berre), constitué de spécialistes de renom et présidé par Samuel Meulé, le constat est donc clairement établi, et évoque également cet "effet cocktail" décrit par le Gipreb. Forte pluviométrie au printemps, rejets EDF exceptionnels en août, fortes températures de l'air (+2º de juin à novembre) et de l'eau, "blooms" phytoplanctoniques sont autant de constats qui ont abouti à 25 jours d'anoxie "en zone profonde". D'où un "retour à un état écologique extrêmement dégradé", et une "vraie incertitude sur les conséquences à moyen terme". Les observations du printemps 2019 seront importantes pour vérifier si le mistral prolongé a apporté de vrais bienfaits.


En Bref

L'étang de Berre, c'est un vaste plan d'eau saumâtre de 20 kilomètres de long, 16,5 kilomètres de large et 9,5 mètres de profondeur maximale, soit 15 500 hectares et 980 millions de mètres cubes d'eau. Il représente 3 % de la surface totale des Bouches-du-Rhône, 21 % de son linéaire côtier maritime, avec 75 km de côte dont 70 % conserve un caractère naturel, "une mer intérieure qui résiste vaillamment aux agressions extérieures et conserve un biotope typiquement méditerranéen, riche de ses zones humides", indique le syndicat mixte du Gipreb sur son site internet.

 

source :  https://www.laprovence.com

Posté par ESPEREN à 12:15 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,


18 octobre 2017

ESPEREN répond par son vice Président Alain DELIONS

16105829

 

Quel ne fut pas mon effarement à la lecture de « LA PROVENCE » du Dimanche 11 Octobre, ou dans un article parfaitement étoffé, Eric GOUBERT fait suite à l’interpellation de Jean Marc Zulesi, député, la République en Marche , auprès de Nicolas Hulot dans le cadre des questions au gouvernement concernant l’Etang de Berre. Le ministre évoque alors un « étang d’eau douce »
Venant de la part de Nicolas Hulot, pour lequel j’avais un immense respect et une admiration pour son travail et ses prises de position concernant le devenir de la planète, j’ai littéralement était suffoqué par une telle annonce, preuve manifeste d’une méconnaissance totale du dossier. Et pourtant la situation de notre « Mer de Berre » a été évoquée maintes fois. Depuis des décennies des interventions à tous les niveaux et, particulièrement du milieu associatif, font que les études pour la réhabilitation de l’Etang de Berre ne se comptent plus en étant adressées aux différents ministères qui se sont succédés jusqu'à ce jour.


Le GIPREB quant à lui par ses missions sur place et un travail sans faille, dirige régulièrement les travaux qu’il effectue auprès des instances responsables et, son jeune Directeur Raphaël Grisel n’a jamais ménagé sa peine pour faire avancer le dossier. Il rappelle d’ailleurs avec quelque humour en évoquant le ministre « Il a dû se tromper d’étang. C’est le signe d’une méconnaissance totale du dossier »
Je pense que Bernard Niccolini et bien d’autres acteurs de la réhabilitation comme Serge Andréoni ont dû bondir de leur fauteuil, ou tomber assis suivant la situation lorsqu’ils ont entendu ou lu la fameuse phrase « Etang d’eau douce ». Cela me rappelle la réflexion que m’avait faite il y a quelques 20 ans un responsable d’une société que la discrétion m’empêche de citer, et, qui lui aussi me parlait d’un étang d’eau douce. Que l’on soit de la région ou pas, connaitre un minimum de géographie est la moindre des choses, d’autant que l’on ait des responsabilités au plus haut sommet !
Ceci étant dit « Monsieur le Ministre, venez nous rencontrer, admirer notre magnifique « Mer de Berre » et vous comprendrez très vite que Dame Nature, ici est en droit de reconquérir ce que nos anciens nous avaient laissé il y a fort longtemps. Si nous ne l’aidons pas, alors elle le fera toute seule, et ça vous le savez parfaitement, il n’y aura pas de pardon »


Alain Delions
(Vice Président ESPEREN)

Posté par ESPEREN à 18:58 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

Hulot et l'étang de Berre

280px-Étang_de_Berre_SPOT_1293

 

En évoquant un "étang d'eau douce, et par ailleurs excessivement pollué" le ministre s'est trompé

C'est une petite phrase qui est d'abord passée inaperçue. Interpellé mardi après-midi lors des questions au gouvernemeny par Jean-Marc Zulesi, le député (LREM)de Salon-Berre (8e circonscription), le ministre de la transition écologique Nicolas Hulot a commis une bourde qui a fait bondir les scientifiques du Gipreb, le syndicat mixte chargé de la "Gestion intégrée, prospective et restauration de l'étang de Berre".

En évoquant un "étang d'eau douce, et par ailleurs excessivement pollué" le ministre s'est trompé. "Il a sans doute fait une confusion entre l'étang de Berre et l'étang de Bolmon, indique, magnanime, le directeur du Gipreb Raphaël Grisel. Le gros problème, c'est que cela signe une méconnaissance totale du dossier. Ce n'est pas de bon augure pour la compréhension du sujet." L'eau douce étant, via la centrale hydroélectrique de Saint-Chamas, ce qui perturbe l'équilibre d'un étang naturellement salé, puisque relié à la mer via le chenal de Caronte, la bourde ministérielle a été plutôt mal vécue au Gipreb.

Qui a profité de la publication d'une étude scientifique pour, en quelque sorte, répondre en images aux mots erronés de Nicolas Hulot. "Ce n'avait pas été fait pour cela, indique Raphaël Grisel, mais on peut avancer ces images d'espèces marines pour démontrer qu'elles peuvent vivre et revenir dans l'étang."

"Nos mesures de qualité de l'eau ont été le plus souvent très bonnes"

Dans le cadre d'un inventaire photographique de la faune de l'étang de Berre, les chargés de mission scientifique du Gipreb ont plongé à l'embouchure du canal de Caronte, à Martigues, côté étang de Berre, "quelques hectares où ces espèces peuvent vivre, là où la mer entre dans l'étang". "C'est un endroit étonnant, le chenal avec des rivages sous-marins, sur laquelle des espèces marines comme les hippocampes sont de retour. On savait, par les récits des pêcheurs, qu'ils étaient de retour, et le constater, c'était assez émouvant."

Ce qui prouve par ailleurs, pour répondre à la deuxième partie de l'intervention du ministre, que l'état de l'étang de Berre, toujours en souffrance, s'est amélioré ces dernières années. "On s'y est même baigné tout l'été, dans des plages ouvertes par les municipalités, et nos mesures de qualité de l'eau ont été le plus souvent très bonnes."

Seul point positif de la réponse de Nicolas Hulot, le fait qu'il s'engage à travailler avec les collectivités locales. "Nous allons pouvoir détailler le dossier." Et lui expliquer aussi que le retour de la circulation d'eau de mer dans le tunnel du Rove, entre l'Estaque et le Bolmon, est un vieux sujet qui attend encore une volonté politique de haut niveau pour aboutir.

Source :http://www.laprovence.com/article/papier/4664053/etang-deau-douce-la-bourde-de-hulot-fait-jaser.html

 

Posté par ESPEREN à 18:52 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

11 octobre 2017

ESPEREN : REUNION DE RENTREE

IMG_7378

 ESPEREN : REUNION DE RENTREE

3 OCTOBRE 2017

 Nombreuse assistance lors de notre réunion de rentrée ou notre Président Gino Abbadessa  toujours aussi dynamique devait rappeler avec force les ambitions et la politique de l’Association.

Il devait entre autre faire un retour sur la fête de l’Esperen qui malgré un temps capricieux eut le succès que l’on attendait grâce aux diverses animations et la collaboration très sympathique de Damien patron de la guinguette de la plage de la Romaniquette. C’est ainsi que nous projetons dès l’an prochain, donner une nouvelle manifestation, espérant à toujours attirer un public satisfait qui nous a demandé d’ailleurs de rééditer ces rencontres, qui sont pour nous un moyen de nous faire encore plus connaitre.

Le Président devait nous faire part de sa participation le 18 septembre à la réunion ECO CITOYEN et nous  rappeler l’importance de l’apport des informations recueillies quant aux projets, et travaux, tout particulièrement sur les problèmes de pollution qui sévissent dans notre région et auxquels il parvient de donner une attention très particulière pour ce qui concerne les rejets divers de l’Industrie.     

Sont prévues :

-          Le 11 Octobre : Théâtre des Salins à Martigues : Lancement des Ambassadeurs.

-          Le 19 Octobre : Ciné Marcel Pagnol à Chateauneuf-les-Martigues Conférence sur pollution et santé (santé et environnement)

-          Le 14 novembre prochain chez AIR PACA ou la pollution des bateaux à quai sera évoquée.

Bernard Niccolini devait alors s’exprimer sur le classement de notre Mer de Berre à l’UNESCO tout en faisant remarquer la lenteur de la procédure qui pourrait s’étaler sur une période de 10 ans. On ne lâche surtout pas la bride quant à la réhabilitation de ce joyau de notre environnement si longtemps  maltraité par l’Industrialisation, en espérant que la nouvelle équipe gouvernementale s’attellera avec force et pugnacité à ce problème qui n’a fait que trop durer.    

Le 5 Octobre nous devions assister nos amis du quartier des Echoppes (Istres)

concernant une animation au demeurant fort sympathique, dans le cadre de "Echangeons nos différences".

 Bien sur nous  continuerons amis  lecteurs à vous entretenir de la marche de l’association, de nos actions de nos projets et de tout événement faisant la vie de l’association.

Ceci étant dit si certains d’entre vous sont intéressés par ce que nous menons, n’hésitez pas à vous joindre à nous. N’hésitez pas ; n’oubliez pas que l’Union fait la force !

 Alain Delions (Vice Président ESPEREN)

 

IMG_7424

Posté par ESPEREN à 08:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

25 mai 2017

Etang de Berre, mini croisière d'information

 

IMG_2640

A l’initiative d’ESPEREN, c’est avec intérêt que nous avons embarqué  le 13 mai dernier pour participer à cette mini croisière sur notre Mer de Berre à bord du « Cisampo ». C’est  plus de 80 passagers qui devaient découvrir sous un jour nouveau cette lagune méditerranéenne par un temps calme et un soleil un peu timide ou plusieurs d’entre nous avaient revêtu la petite laine.

Devant des auditeurs attentifs Bernard Niccolini, Président de l’Etang Marin, de l’ASEB , et Vice Président de notre association ESPEREN, devait avec talent rappeler l’Histoire de cette mer intérieure qui durant la majeure partie du XX siècle eut à subir les méfaits de l’Industrialisation et particulièrement la mise en service de la Centrale de Saint Chamas. Ce fut aussi au tour du tunnel du Rove dont une partie de la galerie devait s’effondrer sans qu’il ne soit rien fait pour remédier à sa remise en service.

Notre conférencier devait alors rappeler les causes et les effets de ces avatars, l’Etang de Berre ayant une vocation d’être salé à l’égal de la méditerranée alors que malgré les interventions de nos associations et la mise en place du plan Barnier soutenu à l’époque par le député Darrason ; il demeure que la réduction des apports d’eau douce reste à un niveau de 50% ce qui est loin de redonner une vie complète à ce joyau Provençal. Bien sur on constate une certaine amélioration mais qui est loin d’être satisfaisante.

Avant de répondre aux questions de passagers attentifs, Bernard Niccolini devait apporter une lueur d’espoir signalant que des pourparlers et négociations étaient toujours en cour devant enfin avoir une finalité positive.

Trop courte à l’avis de certains cette promenade éducative devait se terminer sur le port des Heures Claires d’Istres où le pot de l’amitié était servi certains demandant de semblables initiatives dans le futur.

« L’union faisant la force » nous rappelons que nos associations recueillent toujours des adhésions nécessaires à notre combat.  Nous serons toujours là pour répondre à vos questions.

Alain Delions


30 mars 2017

Tunnel du Rove : Ségolène Royal veut accélérer le processus

tunnel-rove-port-estaque-500x284

Tunnel du Rove : Ségolène Royal veut accélérer le processus

D'un côté, l'étang du Bolmon, et l'étang de Berre. En mauvais état. De l'autre, la mer, au niveau de l'Estaque. En meilleur état. Au milieu, le tunnel du Rove, de sept kilomètres de long, obstrué par un éboulement depuis le 16 juin 1963.

Depuis bientôt vingt ans, la réhabilitation complexe de l'étang de Berre, et surtout de sa partie sud, plaide pour sa réouverture. Pas à la circulation des bateaux, mais à celle de l'eau de mer qui, via un système de pompe, serait puisée côté Marseille, avant de rejoindre le Bolmon, puis l'étang.

Mais ce système de pompage, imaginé depuis des années, en est encore au stade des études. La première, rendue l'automne dernier par le cabinet "Egis", a fait bondir élus et associations : d'un coût dépassant les trente millions d'euros, il avait été jugé disproportionné. Depuis, le sous-préfet d'Istres a mené d'autres réunions, via le comité de pilotage qu'il préside, qui ont permis de proposer des solutions moins coûteuses.

Alors que les 31M€ correspondaient à un début de 20m3/secondes, deux autres débits sont possibles, l'un de 4 m3/secondes et l'autre de 10, aux coûts respectifs de 13 et 21M€.

C'est pour déterminer le meilleur scénario que Ségolène Royal a envoyé deux inspecteurs généraux auditionner les services de l'État, élus, associations et spécialistes, comme le Gipreb. La ministre de l'environnement considérerait qu'il faut désormais "avancer au plus vite", et accélérer un dossier "qui a trop tardé".

Chacun pousse maintenant vers la solution qu'il privilégie. Comme de nombreuses associations, et en particulier la coordination "Etang marin", managée par Bernard Niccolini, le Gipreb a pris position : "Dès 2002, rappelle l'institution, le Gipreb était convaincu que des débits de 4m3/seconde seraient insuffisants pour produire des effets significatifs sur les trois masses d'eau." Le Gpreb estime même qu'il s'agit d'une "pseudo-solution", qui permettrait "une amélioration de la situation de l'étang de Bolmon, mais certainement pas d'effets sur l'étang de Berre."

source : La Provence

tunnel-du-rove

Posté par ESPEREN à 07:48 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

06 mars 2017

Le Tunnel du Rove va t-il ouvrir ?

 

tunnel-rove-port-estaque-696x385

Le Tunnel du Rove de nouveau ouvert 50 ans après sa fermeture ?

 

Ségolène Royal, ministre (PS) de l’Environnement, a annoncé mardi 21 février dernier devant l’Assemblée nationale divers engagements afin d’étudier la réouverture du tunnel du Rove qui relie l’Étang de Berre à la Méditerranée. Hors service depuis 1963, il permettrait un meilleur développement de la faune et de la flore dans l’étang.

 

Interrogée par Jean-Pierre Maggi, député (PRG) des Bouches-du-Rhône, lors de la séance de l’Assemblée nationale mardi 21 février dernier, à propos du projet de réouverture du tunnel du Rove, Ségolène Royal, ministre de l’Environnement, s’est engagée à lancer différentes études sur ce sujet et à venir sur place pour annoncer les décisions définitives.

http://madeinmarseille.net/23221-reouverture-tunnel-rove-etang-berre/?utm_campaign=Partages+Sociaux+Shareaholic&utm_medium=twitter&utm_source=socialnetwork

 

Posté par ESPEREN à 07:03 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

02 mars 2017

L'Etang de Berre et Ségolène Royal

villes-sur-c3a9tang

 

L ETANG DE BERRE ET SEGOLENE ROYAL

Après plus de 40 années de lutte de nos associations, Ségolène Royal présente à l’Assemblée Nationale le projet de la réhabilitation de l’Etang de Berre alors que nous sommes à la fin du quinquennat. Bravo mais on peut s’étonner d’une action aussi tardive. Par ailleurs le maire de Martigues quant à lui désire présenter notre Mer de Berre au patrimoine de l’Unesco.

Petit rappel : C’est accompagné d’une équipe d’une dizaine de personnes que le regretté Claude Jouve a été  à l’initiative de la réhabilitation. A la suite de son décès, le flambeau a été alors repris par Serge Andréoni ancien maire de Berre, suivi et aidé par Bernard Niccolini actuel Président de l’Etang Marin, et de l’Association de Sauvegarde de l’Etang de Berre et vice-président d'ESPEREN.

Quant à Olivier Darrason alors député devait présenter à l’Assemblée Nationale la réduction d’apport d’eau douce et de limons émanant de la Centrale de Saint Chamas. Le ministre de l’environnement de l’époque devait alors faire adopter les plans Barnier qui portent son nom.

Si cette action eut pour conséquences de donner une amélioration dans la qualité des eaux de l’Etang ce dernier reste encore bien malade et loin d’une réhabilitation complète par l’arrêt total d’apport d’eau douce de la Centrale EDF.    

Esperen quant à elle n’a pas été sans ménager ses efforts pour apporter une solution pérenne  quant à cette réhabilitation qui lui tient à cœur depuis plus de quatre décennies. Serge Gues actuel créateur de l’Esperen et dorénavant Président d’honneur de l’Association avait à l’époque démontré que le détournement des eaux ne pourrait être que bénéfique pour EDF qui produirait alors autant d’électricité qu’elle voudrait, n’ayant plus à limiter ses déversements dictés par les contingences que nous connaissons. S’ajouteraient à cela les emplois et ses dérivés et bien entendu le Tourisme grâce à la réhabilitation.  

Puisse la décision de la Ministre être la bonne et que suite soit donnée enfin rapidement. L’Avenir nous le dira !

Alain Delions 

Posté par ESPEREN à 08:42 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

26 février 2017

Association Sauvegarde de l'Etang de Berre

1200x900_l-a-tang-de-berre-istres-26

ASSOCIATION SAUVEGARDE ETANG DE BERRE

10 FEVRIER 2017 à BERRE

C’est dans une ambiance sympathique et assistance nombreuse que, Esperen est convié à participer à l’Assemblée Générale de l’Association Etang de Berre.

 Bernard Niccolini Président ouvre la séance et remercie les présents et invités dans les personnes de Serge Andréoni maire honoraire de Berre et sénateur, Mario Martinet maire de Berre, ainsi le directeur du Gibreb M.Grizolle.

Par un rapport moral très étoffé  Bernard Niccolini expose la vie de l’association durant l’année 2016 ou la place de l’Etang a occupe la place principale, Il rappelle avec vigueur le comment et le pourquoi de la stagnation du projet concernant la réouverture du tunnel du Rove à la courantologie. Il apparait qu’en dépit des différentes études et devis établis il demeure que le dernier est sans commune mesure avec ce qui avait été précédemment proposé faisant montre de sommes n’ayant plus rien à voir avec la réalité.

Sont évoquées ensuite ce qu’il en sera de l’année 2017 :

-          Les journées du Patrimoine

-          Création d’une page Facebok

-          Continuation  du Contrat d’Etang

-          Rappel de l’importance du GIBREB dans la poursuite de ses études.

-          La nécessité toujours et entière de tenir l’Etat et les élus dans une sensibilisation pérenne pour l’Etang.

Vient alors à Mario Martinet de s’exprimer quant au projet de présenter à l’UNESCO l’Etang de Berre ou il y fait apparaitre son scepticisme, mais reste attentif à toute discussion.

Quant à Serge Andréoni c’est toujours avec sa fougue et son dynamisme habituels qu’il s’étonne une fois encore de la raison pour laquelle le projet de la dérivation des eaux de la Centrale n’aboutit pas alors qu’il a été démontré le bénéfice dont tout le monde pourrait en tirer et plus particulièrement EDF sans qu’il en coûte un euro !

Le Conseil d’Administration est renouvelé dans son intégralité ainsi que la reconduite du mandat de son président et que quitus est donné du bilan financier.

Le pot de l’amitié est offert par l’association dans les locaux de la piscine de Berre. C’est un instant convivial et d’amitié ou chacun pouvait s’exprimer quant au devenir de l’Etang de Berre.

Alain Delions

etang de Berre_carte zoom +

Posté par ESPEREN à 04:19 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

25 février 2017

Symcrau : signature Contrat de Nappe

image002

Le contrat de nappe

Petit historique du projet avec le SYMCRAU

Le projet de contrat de nappe a émergé fin 2010 face à la nécessité de mettre en oeuvre collective pour la présentation de cette ressource en eau.

Le périmètre du contrat de nappe couvre 15 communes. C'est le lundi 30 janvier à partir de 14 heures au Domaine Départemental de l'Etang des Aulnes, Saint Martin de Crau, que nous avons été convié et à participer à la signature du Contrat de Nappe de la Crau. Dans une ambiance studieuse et amicale que le projet nous a été présenté par Louis MICHEL, Président du SYMCRAU, entouré de son équipe.

Les maires des 15 communes étaient présents, des représentants des associations environnementales dont ESPEREN et l'Etang Marin, quelques historiens nous ont parlé de la Crau de son passé et de son futur. La Crau steppe unique en Europe qui fait la richesse de nos territoires.

La plaine de la Crau, située à l’ouest du département des Bouches-du-Rhône recouvre un vaste réservoir d’eau souterraine. Ce territoire, formant un triangle d’environ 550 km², est délimité à l´ouest par le delta du Rhône, au nord par les Alpilles, au sud-est par l´étang de Berre et la mer Méditerranée. Cette plaine correspond à une vaste étendue de galets (cailloutis) déposés il y a des milliers d’années par l’ancien delta de la Durance.